Jérusalem, Ramallah, Bethléem…
Depuis, 10 ans Carole et ses camarades y ont entrepris un voyage qui depuis ne s’est plus arrêté. Ils sont en quête de Mustafa. Une figure symbolique du résistant, la somme de toutes les personnes rencontrées, de toutes les traces de ces moments vécus là-bas où c’est la guerre, où c’est l’enfermement. Prisonnière de ce voyage ininterrompu, Carole a choisi de raconter sa quête et veut nous dire comment il est vivant Mustafa. Pour y parvenir, elle a créé un campement qu’elle habite en compagnie de sa troupe de nomades. Sous les tentes ils nous livrent leurs souvenirs et jonglent avec toutes les identités qui constituent Mustafa : cette multitude de femmes, d’enfants, d’hommes dont le souvenir ne les a jamais quitté. Ils seront en ville pour plus d’une journée.
Vous pourrez les rencontrer en continu durant ces 29 heures. Ils vous feront entrer dans le camp à heures fixes :
9h00 : montage du camp.
13h00 : Arrivée des voyageurs en ville. Partout en ville,ils investissent les rues et recoins avant de rejoindre la camp.
16h00 : Arrivée des voyageurs dans le camp. Carole et ses compagnons posent leurs valises, en sortent leurs souvenirs saveur café, thé ou narguilé et nous invitent au partage.
17h00 : 1ère ouverture du camp. Ils nous racontent pourquoi ils ont fait ce voyage là-bas qui depuis ne s’est plus arrêté. Ils nous présentent les premières figures du personnage mythique de Mustafa : Leur rencontre dans le désert de Jéricho ; son assassinat à Jénine ...
20h00 : 2ème ouverture du camp Toujours en quête du souvenir de Mustafa, ils nous racontent différentes situations dans lesquelles ils l’ont rencontré : A bétlhéem sous couvre-feu, lors d’une manifestation pacifiste à Bil’lin ou dans un hôpital assiégé à Ramallah ...
22h30 : 3ème ouverture du camp Le camp se transforme et devient le lieu d’une fête étrange au cours de laquelle, en rêve, Carole retrouve Mustafe...
10h00 : Réveil des voyageurs. L’implantation ici se termine et le camp est démonté... Les traces de quelques souvenirs continuent de résonner en ville.
14h00 : Départ des voyageurs.
Ecriture, mise en scène, direction d’acteurs : Emilien Urbach et Emilie Pirdas - Scénographie : Carst - Construction : Carst - Stéphane Garcin- Jérôme Dechelette Musique : Adil Smaali - Chorégraphie : Lisie Philip - Photographie en temps réel : Olivier Baudoin - Interprètes : Caroline Cano, Mandine Guillaume, Lisie Philip, Frédéric Munoz - Olivier Baudoin, Adil Smaali, Emilien Urbach, Emilie Pirdas - Costume : Armelle Desoche - Régie générale : Stéphane Garcin - Technique : Jérôme Dechelette - Traduction Arabe/ Français : Mona Hijazy
Cette pièce de théâtre est le fruit des dix années passées par la Compagnie Sîn à la rencontre des habitants de la Palestine occupée. Les textes et les choix artistiques qui la constituent sont basés sur des paroles glanées là-bas ainsi que des écrits et des travaux proposés par chaque membre de l’équipe au cours de leurs différents voyages en Cisjordanie. Ils ont ensuite été réunis et mise en scène par Emilie Pirdas et Emilien Urbach.
Face à la situation au Proche-Orient, la compagnie Sîn est au côté de ceux qui luttent contre l’antisémitisme, l’islamophobie et toutes les formes de racisme et qui travaillent à la construction d’une paix juste et durable en Palestine.
Nous remercions tout particulièrement Aurélie Péglion, Boris Burasovitch et Abdel Fatah Abou-Srour pour leur participation à cette création. Merci aussi à tous ceux qui en France et en Palestine ont contribué à ces dix années d’échanges.